Pendant la guerre, un problème immédiat se pose : que faire de tous ces morts sur les champs de bataille ?
Par commodité, on les enterre à proximité de leur lieu de décès, après avoir pris soin de recueillir toutes les informations concourant à leur identification.
Si les Allemands ont toujours privilégié la tombe individuelle, les autorités militaires britanniques et françaises imposent le recours aux fosses communes pour les soldats de la troupe au début du conflit.
Toutefois, les soldats choisissent très rapidement de creuser des tombes individuelles pour leurs camarades. Celles-ci sont alors identifiées par des croix de bois.
Plan indiquant l'emplacement de la tombe de Jacques Drouet, dans une lettre de Louis Le Paige du 30 juin 1915. Recherches de sépultures par les familles. Archives départementales du Pas-de-Calais, 42 J 150.
Tous les morts ne sont pas enterrés entre frères d’armes. Certaines familles souhaitent rapatrier le corps du soldat tué.
Un décret de septembre 1920 autorise l’exhumation des corps aux frais de l’État. Les familles ont trois mois pour prendre leur décision.
Mais la difficulté de la démarche, la possibilité tardivement offerte et les coût induits découragent nombre de parents. C’est aussi que le poids du deuil a déjà trouvé un exutoire efficace dans les érections de monuments aux morts communaux.
Instructions de la 4e division de la préfecture du Pas-de-Calais sur la protection et l'identification des tombes des militaires inhumés sur les champs de bataille, 3 mai 1915. Archives départementales du Pas-de-Calais, 11 R 1143.
Plan indiquant l'emplacement de la tombe du soldat Bellanger, s.d. Recherches de sépultures par les familles. Archives départementales du Pas-de-Calais, 42 J 150.
Tous les morts ne sont pas enterrés entre frères d’armes. Certaines familles souhaitent rapatrier le corps du soldat tué.
Un décret de septembre 1920 autorise l’exhumation des corps aux frais de l’État. Les familles ont trois mois pour prendre leur décision.
Mais la difficulté de la démarche, la possibilité tardivement offerte et les coût induits découragent nombre de parents. C’est aussi que le poids du deuil a déjà trouvé un exutoire efficace dans les érections de monuments aux morts communaux.
Instructions du conseil supérieur d’hygiène publique de France détaillant les mesures à prendre en vue de l’assainissement des champs de bataille, 23 mars 1915, Archives départementales du Pas-de-Calais, 11 R 1143.
Empreintes dentaires du caporal Jean Clerc. Recherches de sépultures par les familles. Archives départementales du Pas-de-Calais, 42 J 150.
Plan indiquant l'emplacement de la tombe du caporal René-Olivier Maréchal, s.d. Recherches de sépultures par les familles. Archives départementales du Pas-de-Calais, 42 J 150.
Arras et les champs de bataille de l’Artois, affiche lithographiée, 1919. Archives départementales du Pas-de-Calais, 17 FIB 901.
Dès 1919, un comité de tourisme d’Arras et des champs de bataille de l’Artois est créé. Dirigé par un certain Devals, il organise des circuits, propose guides et interprètes, loue des autocars.