La première attaque française lors de la Première bataille d’Artois (17 au 19 décembre 1914) échoue et se solde par la mort de 8 000 hommes.
Mais c’est au cours de la Seconde bataille (9 mai au 25 juin 1915) que Notre-Dame-de-Lorette gagne le surnom de colline sanglante.
Les Français s’emparent de la colline, mais échouent sur la crête de Vimy, malgré des bombardements massifs et des combats acharnés. 40 000 soldats français sont tués, 64 000 blessés, pour la reconquête de 20 km² ; les pertes allemandes s’élèvent à 75 000 hommes (tués, blessés, prisonniers). La percée espérée n’a pas eu lieu.
Enfin, la Troisième bataille d’Artois (25 septembre au 14 octobre 1915) s’achève par un nouvel échec.
"N.-D.-de-Lorette (P.-de-C.). Le grand éperon - Tranchée faite par l'un de nos régiments en ligne", s.d. Archives départementales du Pas-de-Calais, 1 J 732/35.
En un an, en Artois comme sur tout le front, les armées ont eu à s’adapter à une nouvelle forme de guerre faites de travaux de terrassement, de combats d’artillerie et d’explosion de mines.
L’élément de base est la tranchée. Toutes les tranchées portent un nom. Dans le secteur de Lorette, on trouve, entre autres, les tranchées d’Iéna, d’Austerlitz, une tranchée Dupont, les tranchées des Spahis, le boyau du gros arbre, etc.
Ablain-Saint-Nazaire. Vue aérienne, Archives départementales du Pas-de-Calais, 8 FI 484.
En octobre 1914, l’échec de la "course à la mer" conduit à l’enlisement progressif du front et à la stabilisation des lignes. Le général Joffre conçoit deux offensives d’envergure : en Champagne et en Artois.
À trois reprises, décembre 1914, mai-juin 1915, septembre 1915, des offensives d’envergure sont lancées avec pour objectif les hauteurs de Lorette et de Vimy et, au-delà, la percée décisive en direction de Lens.
Note rédigée par l’archiviste départemental, Georges Besnier, sur les champs de bataille de l’Artois. Archives départementales du Pas-de-Calais, 1 J 742/4.
Ablain-Saint-Nazaire. Vue aérienne. Archives départementales du Pas-de-Calais, 8 FI 486.
Un épisode de l'assaut du 15 avril sur l'éperon sud-est de Notre-Dame de Lorette. Édit. à Berck-Plage, s.d. Archives départementales du Pas-de-Calais, 5 Fi 001/34.
"Théâtre de sanglants combats l'été dernier, cette tranchée est une rivière de boue". Archives départementales du Pas-de-Calais, 1 J 732/35.
Perspective réalisée sous le feu ennemi à Carency, journées des 9, 10 et 11 mai 1915. Archives départementales du Pas-de-Calais, 3 Fi 315.
À l'image : Poste de commandement du 262e régiment d'infanterie, position d'une voiture bleue, tranchées françaises et allemandes, cote 125, bois, brasseie, église et calvaire de Carency.